Adieu camarade !
Il a célébré la vie et l'amour comme personne, mais c'est aussi et surtout pour ces coups de gueules que je l'aimais !
Rediffusions de mes articles des 28 et 29 juin 2007 (dont les versions sonores ne sont toujours pas disponibles...)
I
On parle beaucoup de Jean d'Ormesson en ce moment.
A chaque fois que j'entend son nom, je ne peux m'empêcher de penser à la chanson de Jean Ferrat , elle date des années 70, mais... et la dernière phrase m'a toujours réjouie.
Et je suis désolée pour les admirateurs (sûrement nombreux) de cet homme, mais j'avais trop envie d'en parler.
C'est vous et vos pareils qui en êtes tuteurs
Quand vous les approuviez à longueur de journal
Votre plume signait trente années de malheur
La terre n'aime pas le sang ni les ordures
Agrippa d'Aubigné le disait en son temps
Votre cause déjà sentait la pourriture
Et c'est ce fumet-là que vous trouvez plaisant
Ah monsieur d'Ormesson
Vous osez déclarer
Qu'un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh
Allongés sur les rails nous arrêtions les trains
Pour vous et vos pareils nous étions la vermine
Sur qui vos policiers pouvaient taper sans frein
Mais les rues résonnaient de paix en Indochine
Nous disions que la guerre était perdue d'avance
Et cent mille Français allaient mourir en vain
Contre un peuple luttant pour son indépendance
Oui vous avez un peu de ce sang sur les mains
Ah monsieur d'Ormesson
Vous osez déclarer
Qu'un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh
Après trente ans de feu de souffrance et de larmes
Des millions d'hectares de terre défoliés
Un génocide vain perpétré au Viêt-Nam
Quand le canon se tait vous vous continuez
Mais regardez-vous donc un matin dans la glace
Patron du Figaro songez à Beaumarchais
Il saute de sa tombe en faisant la grimace
Les maîtres ont encore une âme de valet
Vous avez aimez la chanson de Jean Ferrat concernant Jean d'Ormesson, j'en ai retrouvé une autre, de la même époque, interdite elle aussi, et toujours si actuelle !
Il m'entraîna tout feu tout flamme
A une grande manifestation
De celles qui rassemblent à Paname
La fine fleur de la nation
Allons faire la révolution
S'écrie mon étrange quidam
Foutons les banquiers au violon
Foutons le feu à Notre-Dame
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
On va faire chanter le plastic
Aux oreilles du grand patron
Rugit mon barbu frénétique
En fouillant dans son pantalon
Devant le peuple médusé
Il n'en sortit qu'un étendard
On rigolait à l'Elysée
C'était râpé pour le grand Soir
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
Voyant sa tactique faillir
V'là qu'il m'invite à boire un coup
Dans sa chambre pour mieux saisir
La pensée de Mao Tsé-Toung
Dieu seul sait quel fut mon supplice
Quand je lui grimpai sur le dos
Mais pour une fois que la police
On peut la baiser comme il faut
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
L'assaut fut sans doute si rude
Qu'il partit les jambes à son cou
En qualifiant mon attitude
De trop avant-garde à son goût
Depuis qu'on sait son aventure
Jusqu'au revers de la médaille
Il paraît qu'à la préfecture
Y a des volontaires en pagaille
Rediffusions de mes articles des 28 et 29 juin 2007 (dont les versions sonores ne sont toujours pas disponibles...)
I
On parle beaucoup de Jean d'Ormesson en ce moment.A chaque fois que j'entend son nom, je ne peux m'empêcher de penser à la chanson de Jean Ferrat , elle date des années 70, mais... et la dernière phrase m'a toujours réjouie.
Et je suis désolée pour les admirateurs (sûrement nombreux) de cet homme, mais j'avais trop envie d'en parler.
Un air de liberté
Les guerres du mensonge les guerres coloniales
C'est vous et vos pareils qui en êtes tuteurs
Quand vous les approuviez à longueur de journal
Votre plume signait trente années de malheur
La terre n'aime pas le sang ni les ordures
Agrippa d'Aubigné le disait en son temps
Votre cause déjà sentait la pourriture
Et c'est ce fumet-là que vous trouvez plaisant
Ah monsieur d'Ormesson
Vous osez déclarer
Qu'un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh
Allongés sur les rails nous arrêtions les trains
Pour vous et vos pareils nous étions la vermine
Sur qui vos policiers pouvaient taper sans frein
Mais les rues résonnaient de paix en Indochine
Nous disions que la guerre était perdue d'avance
Et cent mille Français allaient mourir en vain
Contre un peuple luttant pour son indépendance
Oui vous avez un peu de ce sang sur les mains
Ah monsieur d'Ormesson
Vous osez déclarer
Qu'un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh
Après trente ans de feu de souffrance et de larmes
Des millions d'hectares de terre défoliés
Un génocide vain perpétré au Viêt-Nam
Quand le canon se tait vous vous continuez
Mais regardez-vous donc un matin dans la glace
Patron du Figaro songez à Beaumarchais
Il saute de sa tombe en faisant la grimace
Les maîtres ont encore une âme de valet
Vous avez aimez la chanson de Jean Ferrat concernant Jean d'Ormesson, j'en ai retrouvé une autre, de la même époque, interdite elle aussi, et toujours si actuelle !
Hou hou méfions-nous les flics sont partout
On s'était connu à Pigalle
Chez la femme d'un député
Qui avait le goût du scandale
Etant de la majorité
Avec sa barbe et son teint pâle
Ses cheveux pendant sur le cou
Son vieux blue-jean et ses sandales
Il paraissait vraiment dans l'coup
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
Il m'entraîna tout feu tout flamme
A une grande manifestation
De celles qui rassemblent à Paname
La fine fleur de la nation
Allons faire la révolution
S'écrie mon étrange quidam
Foutons les banquiers au violon
Foutons le feu à Notre-Dame
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
On va faire chanter le plastic
Aux oreilles du grand patron
Rugit mon barbu frénétique
En fouillant dans son pantalon
Devant le peuple médusé
Il n'en sortit qu'un étendard
On rigolait à l'Elysée
C'était râpé pour le grand Soir
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
Voyant sa tactique faillir
V'là qu'il m'invite à boire un coup
Dans sa chambre pour mieux saisir
La pensée de Mao Tsé-Toung
Dieu seul sait quel fut mon supplice
Quand je lui grimpai sur le dos
Mais pour une fois que la police
On peut la baiser comme il faut
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
L'assaut fut sans doute si rude
Qu'il partit les jambes à son cou
En qualifiant mon attitude
De trop avant-garde à son goût
Depuis qu'on sait son aventure
Jusqu'au revers de la médaille
Il paraît qu'à la préfecture
Y a des volontaires en pagaille
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