Hou, hou, méfions-nous...
Vous avez aimez la chanson de Jean Ferrat concernant Jean d'Ormesson, j'en ai retrouvé une autre, de la même époque, interdite elle aussi, et toujours si actuelle !
Hou hou méfions-nous les flics sont partout
On s'était connu à Pigalle
Chez la femme d'un député
Qui avait le goût du scandale
Etant de la majorité
Avec sa barbe et son teint pâle
Ses cheveux pendant sur le cou
Son vieux blue-jean et ses sandales
Il paraissait vraiment dans l'coup
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
Il m'entraîna tout feu tout flamme
A une grande manifestation
De celles qui rassemblent à Paname
La fine fleur de la nation
Allons faire la révolution
S'écrie mon étrange quidam
Foutons les banquiers au violon
Foutons le feu à Notre-Dame
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
On va faire chanter le plastic
Aux oreilles du grand patron
Rugit mon barbu frénétique
En fouillant dans son pantalon
Devant le peuple médusé
Il n'en sortit qu'un étendard
On rigolait à l'Elysée
C'était râpé pour le grand Soir
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
Voyant sa tactique faillir
V'là qu'il m'invite à boire un coup
Dans sa chambre pour mieux saisir
La pensée de Mao Tsé-Toung
Dieu seul sait quel fut mon supplice
Quand je lui grimpai sur le dos
Mais pour une fois que la police
On peut la baiser comme il faut
Hou hou méfions-nous les flics sont partout (bis)
L'assaut fut sans doute si rude
Qu'il partit les jambes à son cou
En qualifiant mon attitude
De trop avant-garde à son goût
Depuis qu'on sait son aventure
Jusqu'au revers de la médaille
Il paraît qu'à la préfecture
Y a des volontaires en pagaille
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