Chronique du passé ordinaire
Lorsque son avenir est menacé,
Ensemble, faisons entendre notre voix !
Dans le cadre confidentiel de la commission mixte paritaire qui négocie la convention collective des entreprises artistiques et culturelles, la CFDT vient de faire la surprenante proposition de transformer le FNAS en association paritaire géré conjointement par les organisations d'employeurs et les organisations syndicales "afin que la gestion soit plus efficace et moins coûteuse". Cette association paritaire serait composée des organisations d'employeurs et des organisations syndicales signataires de la convention collective. Les salariés en tant que tels n'en feraient pas partie. Cette proposition de la CFDT est soutenue par la CFTC, la CGC (organisations qui se sont distinguées par leur conception de la protection sociale des salariés intermittents !) et par l'UNSA, dont la représentativité dans le secteur n’a pas encore montré son évidence.
Cette proposition prend l'exact contre-pied de ce qui existe actuellement.
Depuis leur création en 1945, les comités d'entreprises ont, entre autres, la charge de gérer les affaires sociales, sportives et culturelles des salariés des entreprises. Ayant en la matière une mission analogue pour les entreprises artistiques et culturelles, le fonctionnement des instances du FNAS a très logiquement été conçu aussi proche que possible de celui d'un CE ; sa gestion et son animation ont donc, tout aussi normalement, été assurées par les représentants élus des salariés depuis 1974.
Quand on connaît d'expérience la "gestion moins coûteuse" des entreprises et ce qu'il en coûte parfois aux salariés, la proposition a quelque chose de sinistrement drôle, mais au-delà, la CFDT pose une curieuse question, révélatrice sans doute et que l'on pourrait formuler ainsi : Doit-on laisser les salariés des entreprises artistiques et culturelles continuer à gérer eux-mêmes, par l'intermédiaire de leurs élus, leurs propres activités sociales, sportives et culturelles ? Leurs élus ont-ils les compétences et la rigueur, voire l'honnêteté nécessaires pour gérer le FNAS ?
Cette question simple ne sera pas posée aux salariés. Peut-on néanmoins la laisser sans réponse? C'est pourquoi les organisations syndicales de la fédération CGT, le SFA, le SNAM, le SYNPTAC proposent à chacun de signer et faire signer la pétition. Vous pouvez aussi signer directement cette pétition sur le site du SFA : www.sfa-cgt.fr
Cliquer ici pour accéder à la pétition